lundi 9 novembre 2009

Les élus de l'Essonne commencent à répondre au Collectif !

Suite à notre campagne de sensibilisation des élus de l'Essonne, les premières réponses nous arrivent :


Mme Geneviève COLOT, Députée-maire UMP de Saint-Cyr-sous-Dourdan estime qu'une intervention directe auprès de l'autorité de tutelle n'est pas opportune, Grigny n'étant pas dans sa circonscription. Par contre elle s'est enquise de notre cas directement auprès de M. le Préfet et a décidé de poser le débat au sein de son mouvement politique. Nous l'avons remercié.


M. Pierre LASBORDES, Député UMP de l'Essonne, Conseiller régional, estime qu'il ne s'agit que d'une affaire locale, du ressort donc exclusif de notre Député de circonscription.

============================================================= M. Bernard VERA, Sénateur-Maire PCF de Briis-sous-Forge, nous répond :

Paris, le 5 novembre 2009

J'ai bien reçu la lettre du collectif "100 % contre" m'alertant de la situation financière de votre ville et je vous en remercie.

Je tiens à vous informer que j'ai adressé un courrier à Monsieur le Ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales afin qu'il demande au préfet du département de mettre un terme à l'augmentation massive des impôts.

Par ailleurs, je vous indique que j'ai déposé une question orale au Sénat à ce sujet et que je poserai en séance publique à Monsieur Hortefeux très certainement au mois de décembre.

Dans cette perspective, mon assistante prendra contact avec vous afin de fixer un rendez-vous.
Vous assurant de soutien dans votre engagement, je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

Bernard VERA
------------------------------------------------------------------------------------------------------- Paris le 5 novembre 2009

Monsieur Brice HORTEFEUX
Ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales

Monsieur le Ministre,

Je souhaite attirer votre attention sur la situation financière la ville de Grigny.

Le préfet de l'Essonne a décidé, le 7 août dernier, d'y augmenter la taxe d'habitation de 44,25 % et la taxe foncière de 50 %.

Cette décision est lourde de conséquence pour la ville la plus pauvre du département et pour ses habitants. Son endettement structurel est récurrent en raison des besoins élevés en services publics eu égard à la jeunesse de sa population, mais également en raison des faibles capacités contributives de cette dernière.

L'augmentation massive des impôts à Grigny va entraîner une pression fiscale insupportable pour de nombreux foyers et risque de provoquer leur départ de la ville, au détriment de la vie familiale et de la mixité sociale.

De façon plus générale, la situation de la ville de Grigny témoigne des difficultés rencontrées par des communes également très pauvres et contraintes de procéder à des hausses de la fiscalité locale afin de remédier à l'insuffisance de l'action de l'État.

Je vous demande par conséquent de bien vouloir intervenir auprès du préfet de l'Essonne afin qu'il remette en cause sa décision d'augmentation des impôts locaux à Grigny.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de ma haute considération.

Bernard VERA
Sénateur de l'Essonne
Membre de la Commission des Finances
Maire de Briis-sous-Forge
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M. Laurent BÉTEILLE, Sénateur-Maire UMP de Brunoy, répond qu'il ne peut s'immiscer dans le fonctionnement d'une collectivité locale. C'est au Maire en place à prendre toutes les décisions qui s'imposent.


À suivre ....
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samedi 7 novembre 2009

Pour les contribuables pris à la gorge par la décision du Préfet

Claude Vasquez, Maire de Grigny, nous informe avoir demandé et obtenu une attention particulière des services fiscaux pour les contribuables ayant besoin de "dégrèvements et/ou des délais de paiement".

Voici l'échange de courrier qu'il nous communique :
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Le 30 octobre 2009

Monsieur le Trésorier Payeur Général,

Sur décision du Préfet de l'Essonne, le taux communal de la taxe d'habitation a augmenté de 44% et celui du Foncier Bâti de 50%.

Face à de telles augmentations, de nombreux habitants de Grigny qui rencontrent des difficultés, souhaitent obtenir des dégrèvements et/ou des délais de paiement.

Au regard de la situation, je vous saurais gré de bien vouloir donner toutes les instructions utiles pour qu'une attention particulière soit portée à ces demandes.

Dans cette perspective, Je vous prie de croire, Monsieur le Trésorier Payeur Général, en l'assurance de mes respectueuses salutations.

Le Maire, Conseiller Général,
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Evry, le 4 novembre 2009

Monsieur le Maire,

Par lettre du 30 octobre dernier, vous évoquez la situation des contribuables de votre ville qui, suite aux augmentations d'impôts pour 2009 en ce qui concerne la taxe foncière et la taxe d'habitation, risquent de connaître des difficultés de paiement.

Vous souhaitez qu'une attention particulière soit portée à ces demandes par mes services.

Afin de pouvoir aider les contribuables qui éprouvent des difficultés certaines lors du paiement de leurs impôts locaux, j'ai l'honneur de vous faire savoir que mes services, en particulier la trésorerie de GRIGNY, examineront avec la plus grande bienveillance les demandes de délais permettant un étalement des paiements.

Il est par ailleurs acquis que pour les contribuables ayant respecté parfaitement leurs délais, aucune majoration de retard ne leur sera appliquée.

En espérant avoir répondu à votre demande, je vous prie, Monsieur le Maire, d'agréer l'expression de mes salutations distinguées.

Le Trésorier Payeur Général
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Comment demander concrètement un délai de paiement ?

Le Collectif "100% CONTRE !" vous propose, ci-dessous, un modèle de lettre à recopier dans ce but :

Vos Nom et Prénom
Adresse
91350 GRIGNY
Réf impôts : (Recopier le numéro de référence figurant sur votre feuille d'impôts)

Grigny, le (date)

Madame le Percepteur
Trésor Public
91350 Grigny
Madame,

J'ai l'honneur de solliciter des délais de paiement pour l'impôt foncier (ou taxe d’habitation) dont je suis redevable au titre de l'année 2009.

La hausse brutale et inattendue du montant de ce dernier génère une dépense importante et obligatoire non prévue dans mon budget.

(Préciser le ou les motifs, indiquer les raisons et apporter éventuellement les preuves. Exemple : Mon foyer fiscal a en effet connu ces derniers mois une baisse de revenus : Exemple : Je dois, en effet, faire face à de graves difficultés financières, car (indiquer les raisons : divorce, chômage...).
Exemple : … liste non exhaustive

Je vous remercie d'examiner ma demande.

Veuillez croire, Madame, à l'expression de ma considération.

Signature

Pièces jointes : documents ou attestations éventuels, photocopie de l’avis d’imposition
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vendredi 30 octobre 2009

C'est Grigny qu'on assassine !

Il y a peu de temps, on offrait une dernière cigarette et un verre de rhum au futur condamné . M. Le Préfet a cru bon de s'inspirer du geste pathétique avant de lancer son massacre à la tronçonneuse fiscale : il nous a accordé deux mois pour souffler et aurait donné des instructions de souplesse pour le paiement des impôts.

Hélas ! Voilà ce que nous rapporte un contribuable : "Je reviens de la trésorerie de Grigny. Il n'y a aucune consigne de souplesse concernant le délai de paiement de la taxe foncière".

Certains y ont cru.

D'autres voudraient que les premières feuilles d'impôts qui tombent soient le point final de notre action.

Ils vont être déçus car nous continuons, sans faiblir !

La troisième vague d'offensive a été lancée. Elle interpelle élus et responsables politiques sur les graves responsabilités de l'État dans notre situation et sur l'échec symbolique des politiques publiques en direction des quartiers défavorisés.

D'autres actions vont suivre en vagues rapprochées.

Car il y a faute de l'État :

Si les avis sur la politique municipale font partie du débat citoyen - et, au sein du Collectif, nous respectons les avis divers que chacun peut avoir - il n'en demeure pas moins que les rapports successifs de la Chambre régionales des comptes exonèrent, à plusieurs reprises, la municipalité de la seule gestion budgétaire (nous ne disposons pas de sources extérieures antérieures à 2003).

Par contre ces mêmes rapports pointent la responsabilité de l'État dans ce domaine :

  1. Ils mentionnent les 4M€ d'engagement de l'État et sa défection inexpliquée à partir de 2005.
  2. Ils ne mentionnent pas d'actions substitutives de l'État en Essonne pour palier à l'endettement croissant, parfaitement connu et explicité.
  3. Ces rapports mentionnent enfin que la municipalité n'a pas voté les budgets en déficit (elle n'a pas le droit de le faire), mais que l'État en Essonne a pris sur lui de rendre exécutoires ces budgets, cause de l'impasse où nous nous trouvons.
Sur ces trois points l'État est directement impliqué dans notre déficit.

Il y a préjudice à la population :

  1. L'augmentation faramineuse prélevée sur la population qui n'est en rien responsable de l'état des finances locales : rien moins que 4 M€ !
  2. À ce premier préjudice financier, se rajoutent les faillites personnelles qu'elle va provoquer auprès des familles en rupture budgétaire : la crise mondiale est aussi pour nous !
  3. La population enfin subit un préjudice par la diminution des services rendus qu'elle est en droit d'attendre.

Il y a un lien entre la faute de l'État et les préjudices causés :

- Le rapport 2009 de la Chambre régionale des comptes est explicite sur ce lien de cause à effet, reconnu plusieurs fois par le Préfet.

Selon le Droit, ces trois éléments réunis permettent de poursuivre l'État en Essonne en Justice.

Nous vous informerons prochainement :
  • des réponses obtenues des élus,
  • des actions que nous allons mener
  • et de celles que nous vous proposons d'entreprendre.

En attendant, une action demeure toujours valable :

Action 1 - "Pas content ? faites-le savoir !"
Chacun écrit directement au Préfet par lettre ou par mail pour lui dire son sentiment : indignation – difficultés financières – incompréhension - ….
Son adresse postale : M. le Préfet à l'égalité des chances – Préfecture - Boulevard de France - 91010 Evry cédex
Son adresse mail : eric.freysselinard@essonne.pref.gouv.fr

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Grigny, village Martyr Fiscal

Désormais, à Grigny les classes moyennes et légèrement aisées sont victimes de l’injustice fiscale.

Ceux qui ont les moyens de payer, ont les moyens de partir.

Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les Élus, Monsieur le Préfet, le 10 juin 1944, Oradour sur glane est devenu le village martyr de la guerre, eh bien le 7 août 2009, Grigny est devenu le village martyr de la fiscalité française !

M. le Préfet en signant cet arrêté augmentant de 53.7% les impôts locaux, vous avez signé l’ordre d’exécution par le Trésor public des 9000 contribuables français vivants à Grigny.

Mesdames, Messieurs, si nous voulons continuer à vivre à Grigny, nous devons tous entrer en résistance.

Dans le respect des règles de la République française, chacun à son niveau, doit faire acte de résistance jusqu’au au moment où les politiques proposeront une autre voie.

"Un troupeau de moutons en mouvement est plus fort qu’une meute de loups immobile !"

J.T. membre du Collectif "100% CONTRE !"

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samedi 24 octobre 2009

Le Collectif lance son "J'accuse …" !

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Après avoir fortement mobilisé la population : 4.000 signatures sur la pétition du refus,

Après avoir médiatisé l'indignation des contribuables : opération "à vendre", feuilles d'impôts publiquement brûlées, Blog, contacts Presse, …

Les impôts brûlés publiquement
Cliquez sur la photo pour l'agrandir


Le Collectif "100% CONTRE !" lance sa troisième vague d'offensive en rendant public son "J'accuse !"

En effet, après avoir longuement étudié l'historique de ce conflit, tel que le consignent les rapports de la Chambre régionale des comptes (voir ci-contre les rapports consultables en ligne), le Collectif pose publiquement deux questions :

1 - Pourquoi l'État en Essonne - cogestionnaire de la ville depuis 7 ans - a-t-il choisi de laisser Grigny s'enfoncer dans le déficit, connaissant parfaitement sa situation et pourquoi a-t-il décidé de sanctionner sa population qui n'est en rien responsable de cet état de fait ?

2 - Pourquoi la Chambre régionale des comptes a-t-elle brusquement décidée d'aller contre ses propres recommandations en proposant d'augmenter les impôts locaux au-delà du supportable alors qu'elle connaissait parfaitement les conséquences de ces décisions, les ayant elle-même condamnées ?

Conformément à ce que nous avions annoncé, ce "J'accuse !" public a été envoyé aux quinze élus de l'Essonne, sénateurs et députés :
  1. Laurent Béteille, Sénateur-Maire UMP de Brunoy
  2. Françoise Briand, Députée UMP, Conseillère municipale de Viry-Chatillon
  3. Claire-Lise Campion, Sénatrice PS, Conseillère générale d'Étrechy
  4. Geneviève Colot, Députée-Maire UMP de Saint-Cyr-sous-Dourdan
  5. Serge Dassault, Sénateur UMP
  6. Julien Dray, Député PS, Vice-Président du Conseil Régional
  7. Nicolas Dupont-Aignan, Député-Maire DLR d'Yerres
  8. François Lamy, Député-Maire PS de Palaiseau
  9. Pierre Lasbordes, Député UMP, Conseiller régional
  10. Guy Malherbe, Député-Maire UMP d'Épinay-sur-Orge
  11. Franck Marlin, Député-Maire PR d'Étampes
  12. Jean-Luc Mélenchon, Sénateur PG
  13. Georges Tron, Député-Maire UMP de Draveil
  14. Manuel Valls, Député-Maire PS d'Évry
  15. Bernard Véra, Sénateur-Maire PCF de Briis-sous-Forges
Le "J'accuse !" a été envoyé, dans une première vague, en copie à :
  1. Fadela Amara, Secrétaire d'État chargée de la Politique de la Ville,
  2. Yazid Sabeg, Commissaire à la Diversité et à l'Egalité des chances,
  3. Philippe Seguin, Président de la Cour des Comptes,
  4. Jean-Yves Bertucci, Président de la Chambre régionale des comptes,
  5. Claude Vasquez, Maire de Grigny
  6. Gabriel Amard, Président de la communauté d'agglomération des lacs de l'essonne
  7. Michel Berson, président du Conseil général,
  8. Jean-Paul Huchon, président du Conseil régional,
  9. Dominique Paillé, porte-parole de l'UMP, en raison de sa venue à Grigny à l'invitation de la section UMP locale,
  10. Jean-François Copé, Président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale, en raison de son appréciation de la situation sur Canal+.
Vous trouverez ci-dessous la teneur de cette lettre qui a aussi été rendue publique auprès des médias.
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COLLECTIF "100% CONTRE !"
Blog : http://collectifs999.blogspot.com
Courriel : collectif.ccc.grigny@sfr.fr

À

Mesdames et Messieurs les Députés et Sénateurs de l’Essonne

Le "collectif 100% contre !", est un groupe d’habitants de Grigny de toutes opinions politiques et représentant les divers quartiers qui, le 9 septembre dernier, a pris l’initiative d’une action collective contre la décision de M. le Préfet de l’Essonne, en date du 7 août 2009, d’augmenter les impôts à Grigny de, respectivement 44,25% pour la taxe d’habitation et 50% pour la taxe foncière.

Nous tenons notre légitimité des 4000 signatures obtenues en quelques semaines sur la péti­tion de protestation que nous leur avons soumise. Cette pétition demande la suppression de cette hausse en s’appuyant notamment sur une recommandation de la Chambre Régionale des Comptes qui précisait en 2006 - alors que le budget de la ville était déjà fortement déséquilibré - "qu’une hausse même importante de la fiscalité ne serait pas de nature à rétablir l’équilibre… qu’elle se heurterait à la faible capacité contributive de la population ….et qu’elle serait susceptible de contrarier la stratégie de développement de la commune".

Reprenant tous les rapports de la Chambre régionale des comptes depuis 2003, nous nous apercevons que, hormis l’année 2009, aucun ne porte de jugements négatifs sur la gestion municipale, mieux ils soulignent tous, les efforts effectués par ladite municipalité qui depuis 2003 suit scrupuleusement les recommandations de la Chambre.

En 2006 la CRC stipule dans son avis : "Considérant qu’en 2003, lorsque fut établi le plan de redressement, la commune bénéficiait du versement par l’Etat d’une subvention exceptionnelle de fonctionnement de 4 millions d’euros. Le plan de redressement intégrait le maintien du versement de cette subvention à ses perspectives de rétablissement de l’équilibre du budget. En 2004, la subvention versée par l’Etat diminuait de 1 million d’euros et n’était plus versée en 2005. De ce fait et en dépit de l’augmentation progressive de la DSU, la commune a perdu une recette cumulée de prés de 5 millions d’euros en 2006 par rapport aux prévisions du plan de redressement ; que le déficit prévisionnel de l’exercice avoisine les 2 millions d’euros ; que dans ces conditions, il apparaît que la commune sur la période considérée a effectué un effort de 3 millions d’euros, grâce aux économies de gestion réalisées, conformément aux recommandations de la chambre"

Cette année là le budget est voté en déséquilibre, déséquilibre accepté par l’État !

En 2007 et 2008, les budgets supportant les déficits précédents et par conséquent totale­ment déséquilibrés ne sont pas votés par la municipalité mais acceptés tels quels par l’État.

En 2007, alors que la fiscalité est relevée de 3%, la CRC considère "Qu’une augmentation de la pression fiscale doit tenir compte aussi bien de la faible capacité contributive de la population que des perspectives d’enrichissement des bases fiscales ouvertes par les aménagements urbains en cours de réalisation".

En 2008, la fiscalité est relevée de 10%, la CRC déclare : "La commune a respecté en 2007 les recommandations de la CRC de limiter l’augmentation des charges courantes et des dépenses de personnels. Cependant, et en dépit du relèvement du taux de fiscalité effectué la même année, la situation financière de la commune continue de se dégrader" … et de préciser : "l’augmentation de 10% représente l’effort fiscal supplémentaire le plus extrême qui peut être sollicité d’habitants dont les facultés contributives se caractérisent par une très grande faiblesse".

Le 30 septembre 2009 Monsieur FREYSSELINARD, préfet à l’égalité des chances nous re­çoit à notre demande. M. le préfet ne justifie cette augmentation que par le fait de l’endettement de la commune dont le déficit budgétaire est passé de 1,6 M€ en 2006 à 15M€ en 2009 déficit causé, selon M le préfet, par une gestion municipale désastreuse.

Dans son rapport de 2009, la Chambre Régionale des Comptes, et contradictoirement à ses conclusions précédentes, estime "que la commune devra réaliser des économies de gestion substantielles sans lesquelles le retour à l’équilibre budgétaire restera entièrement subordonné à un relèvement continu de la fiscalité locale" cela annonce clairement que pour les années 2010 et suivantes, la population grignoise devra seule assumer le déficit budgétaire, soit par augmentation de la pression fiscale, soit par diminution des prestations.

Notre collectif a entrepris de multiplier les actions de façon à attirer l’attention des médias sur cette situation fondamentalement injuste. Une grande partie de la presse locale et nationale, écrite, parlée ou télévisée a relayé nos ac­tions avec toujours la mise en évidence du symbole que constitue Grigny : ville la plus pauvre du département, ayant peu de recettes structurelles, croulant donc sous les dettes, car redeva­ble d’un service public démesuré eu égard à la jeunesse de sa population et en passe de deve­nir, par la décision brutale du Préfet, la ville où l’imposition locale sera la plus forte.

Déjà et avant même que la notification de ces hausses ne soient parvenues aux contribuables, des témoignages de ces derniers nous parviennent, révélant tous les mêmes inquiétudes et l’angoisse de ce qui va immanquablement arriver. De nombreux foyers déjà très pauvres ne pourront pas s’acquitter de ce nouvel impôt. Cette décision du préfet va précipiter dans des faillites personnelles de nombreuses familles en limite de rupture budgétaire et accentuer le départ des classes dites moyennes, souvent de très petits propriétaires, dont beaucoup sont partis ces dernières années. Que deviendra cette mixité sociale tant clamée et pour laquelle un Préfet à l’égalité des chances a été nommé dans notre département ? Où est "l’égalité des chances" ?

Dans ce contexte deux questions principales nous préoccupent :

1) Le déficit structurel de la ville

S’il ne nous appartient pas, en tant que collectif, de porter des jugements sur ces déficits, on peut s’interroger sur la ou les raisons qui ont conduit les représentants de l’Etat dans notre département à "fermer les yeux" et accepter de telles dérives en 2006, 2007, 2008.

  • Pourquoi le Préfet n’a-t-il pas exercé son devoir de contrôle de légalité des actes ainsi proposés ?
  • Pour quelles raisons ces autorités ont fait le choix de laisser notre commune "s’enfoncer" dans un abîme qu’elles savaient inéluctable ?
  • Concernant l'année 2009, est il légitime que M.le Préfet sanctionne la population la plus pauvre de l’Essonne (voir ci-dessous l'étude du "Parisien") - en justifiant sa décision sur la seule gestion municipale ?
  • Dans quelles mesures un Préfet est il obligé de suivre les recommandations de la CRC alors qu’il connaît parfaitement la situation de Grigny et les graves conséquences de ses décisions sur les habitants ?
Nous n’avons eu aucune explication sur les raisons qui ont motivé l’Etat à ne plus verser la subvention exceptionnelle en 2005, à l’origine du déficit (rapport CRC 2006), et qu'il transfère aujourd'hui sur la population.

Nous n’avons eu aucune certitude que le chiffrement de la population, officiellement de 26000 habitants, alors que toutes les études démontrent que ce chiffre atteint vraisem­blablement les 30000, peut être plus, sera prochainement revu. Cette prise en compte du recensement réel de la population générerait pourtant une recette supplémentaire au minimum de 3M€.

2) Les conclusions contradictoires de la CRC

De 2003 à 2008, les rapports successifs de la CRC soulignent sensiblement les mêmes conclu­sions quant à la gestion de la ville et l’observation stricte de ses recommandations en même temps qu’elle émet des avis très pertinents sur les faibles capacités fiscales de la population.

  • Pour quelles raisons la préconisation 2009 ne tient absolument plus compte des avis antérieurs ?
  • La CRC estime t-elle que la population grignoise s’est enrichie entre le 12 aout 2008 où 10% d’augmentation était l’effort fiscal le plus extrême que l’on puisse demander aux contribuables et le 10 juillet 2009 où elle recommande 50% de hausse ?

Il s’agit là d’une décision purement comptable qui, comme l’a dit M. le Préfet, ne réglera rien mais qui sera très lourde de conséquences.

Nous ne pouvons pas l’accepter.

C’est pourquoi, nous vous demandons d’user de toute votre autorité d’élu de la République afin d’interpeller le ministère de tutelle et faire connaître la situation dramatique que vivent aujourd’hui les Grignois. Une réelle volonté de dialogue avec tous les partenaires institutionnels intervenant sur notre territoire reste la seule issue possible pour aider à la résorption de l’endettement structurel de la commune.

Voilà exposée brièvement la situation qui est à ce jour celle des contribuables de la ville de Grigny, ville pauvre parmi les pauvres, mais qui espèrent encore dans les projets futurs du nouveau centre ville, susceptibles d’insuffler la nouvelle dynamique dont ils ont besoin.

Nous sommes naturellement disponibles, si vous jugez utile, pour vous rencontrer ou vous fournir des informations complémentaires. Dans cette attente, nous vous prions de croire Madame ou Monsieur , en l’assurance de notre considération distinguée.

Signé : Le Collectif "100% CONTRE !"

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Enquête du "Parisien" (20.10.2009) - Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

mercredi 21 octobre 2009

Comment le Préfet de l'Essonne peut-il dormir tranquille ?

Les médias régionaux et nationaux ont récemment mis en évidence le symbole que constitue Grigny : ville la plus pauvre du département, ayant peu de recettes structurelles, croulant de ce fait sous les dettes car redevable d’un service public démesuré eu égard à la jeunesse de sa population et en passe de devenir, par la décision choquante du Préfet, la ville où l’imposition locale sera la plus forte .

"Le Parisien" du 20.10.2009 publie une "radiographie des 40 plus grosses communes" du département. Il qualifie Grigny de la ville "la plus jeune et la plus pauvre". Qu'on en juge par ces indicateurs, tous au rouge :

  • Part des ménages non-imposés : Grigny 49,00% - moyenne Essonne 24,00% - moyenne régionale 26.80%
  • Revenu fiscal des ménages : Grigny 9.359€ - moyenne Essonne 20.761€ – moyenne régionale 19.945 €
  • Part des famille monoparentales : Grigny 21,10% - moyenne Essonne 14,00% - moyenne régionale 15,80%
  • Part des sans diplômes Grigny : 36,10% - moyenne Essonne 16,70% - moyenne régionale 18.30%
  • Part des moins de 19 ans : Grigny 37,10% - moyenne Essonne 27,60% - moyenne régionale 25,90%

Alors que l'État assure la cogestion de la ville depuis 2003 et partage la responsabilité de la situation, comment le Préfet peut-il choisir de rançonner froidement une telle cité, d'autant que ce même État délègue une mission spécifique "à l'égalité des chances" (sic!) dans la cadre de sa politique de la ville ?

Il ne s'arrête pas là : alors que tout le monde sait que la population réelle de Grigny dépasse de loin le recensement officiel et que cette reconnaissance permettrait d'augmenter automatiquement les recettes de 3M€ que déclare le Préfet ? … que c'est la faute à la Mairie ! Ben voyons.

Ne sait-il pas que l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) "est une direction générale du ministère de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi, chargée d'organiser le recensement de la population et suivre les évolutions démographiques". On connaissait le Ministère de l'Économie plus efficace à racler nos fonds de poches !

Peut-être M. Freysselinard a-t-il manqué le cours de l'ENA où l'on parlait de la statistique publique. C'est la seule excuse qu'on lui trouve.

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samedi 17 octobre 2009

Ce n'est pas fini : On continue !

Vendredi 16 octobre : Pas moins de 3 députés, dont le porte parole de l'UMP M. Dominique Paillé, sont venus soutenir la section locale de Grigny qui tenait une réunion d'information sur les finances communales et à laquelle nous assistions.

Après nous avoir pratiquement tenu le discours du Préfet justifiant la hausse des impôts et fustigeant la gestion municipale, le responsable local de cette section eut beaucoup plus de mal par la suite en faisant preuve d'une assez grande ignorance.

La vraie lueur d'espoir nous est venue de M. Georges Tron, Député Maire UMP de Draveil. En voici quelques extraits :

"Je ne participerai pas à une quelconque curée contre le Maire de Grigny car je sais que c'est une ville difficile à gérer... Je me pose des questions de savoir si un Préfet à l'obligation de suivre les recommandations de la CRC... Il y a lieu de s'interroger sur les contrôles de légalité... Je tiens à dire que Grigny ne peut pas s'en sortir seul nous devons tous y contribuer... Grigny porte un superbe projet, ce projet doit réussir, il faut travailler pour qu'il réussisse, je vous aiderai."

C'est à quelques détails près ce que nous avons dit au préfet le 30 septembre. Et après 6 semaines de luttes, ça fait chaud au cœur d'entendre un tel discours d'un responsable politique !!

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Rappel : Le Collectif "100% CONTRE !" a décidé de poursuivre son combat en rencontrant TOUS les élus de l'Essonne (toutes tendances confondues). Il leur remettront un dossier justifiant le caractère injuste et dangereux de la décision prise par le Préfet.

Lire aussi l'article du "Parisien" sur la manifestation de samedi

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